Jon Lord s’est éteint hier soir (16/07/2012) d’une embolie pulmonaire alors qu’il combattait un cancer du pancréas depuis un an.

Outre son importance au sein de Deep Purple, qu’il a contribué à rendre célèbre par l’emploi atypique de son fameux orgue Hammond, duquel il a largement popularisé les sonorités (si on ne devait citer qu’un exemple ce serait ‘Child In Time’), on retiendra surtout son ouverture d’esprit et sa grande passion pour la musique au sens large qui l’a notamment poussée très tôt à marier les genres. “Son” Concerto For Group & Orchestra de 1969 reste l’une des premières tentatives d’assembler musique classique et (Hard) Rock. Son entente avec Malcolm Arnold (le chef d’orchestre de cette entreprise) l’encouragera d’ailleurs à continuer sur cette lancée et, parallèlement à son implication comme compositeur et organiste/claviériste de Deep Purple, il débutera rapidement une “carrière” de compositeur de musique classique (encore une fois si je ne devais citer qu’une œuvre ce serait Sarabande de 1976).

Formé au Classique, baigné dans le Blues et le Jazz, c’est presque d’une naturelle logique qu’il a participé au big bang de la musique Rock à la charnière 60’s/70’s. Il a cultivé ce métissage tout au long de sa carrière et des divers projets/groupes auxquels il a participé, de l’acoustique à l’électrique, du minimaliste au grandiloquent, du Hard-Rock à la Pop, des églises aux stades, partant d’un principe simple, motto qu’il partageait avec son ami Malcolm Arnoldla musique n’a pas de frontières quelles qu’elles soient“.

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