Chroniques

Gojira / Hypno5e : live au VIP, Saint Nazaire (03/04/13) [Review]

Nous voici à Saint Nazaire dans la salle du VIP pour la nouvelle tournée de Gojira en France. Et le groupe landais a eu la bonne idée d’inviter le groupe Hypno5e, qui nous a pondu l’année dernière un album, Acid Mist Tomorrow, que je pourrais facilement qualifier d’album de l’année. A noter que dès le lendemain, le groupe suisse Kruger (monstrueux en live) s’ajoute à l’affiche, et en particulier aux deux dates parisiennes au Bataclan !

Hypno5e donc, est un groupe de frenchies du sud-ouest, signés par la Klonosphère qu’on ne présente plus. J’avais eu l’occasion de les voir l’année dernière dans une toute petite salle, à Bressuire, en première partie de… Klone évidemment, et les voir maintenant en ouverture de Gojira est tout sauf une surprise !

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Von Hertzen Brothers : Nine Lives [Review]

Parmi les albums que j’attendais le plus en ce début d’année 2013, le nouveau Von Hertzen Brothers figurait sans aucun doute dans le haut de la liste… Après l’énorme baffe infligée par Love remains the same et la gentille déculottée offerte par Stars Aligned plus récemment, tout nouvel album des finlandais est indéniablement bienvenu chez moi (non non je ne suis pas Florent Pagny hum hum…). Il faut dire que lorsque l’on est capable de composer des morceaux approchant la perfection tels que “The Willing victim”, “Freedom fighters” ou “Somewhere in the middle”, on a de quoi faire fantasmer tout amateur de musique émotionnelle à tendance progressive, ou de musique tout court…

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Audrey Horne : Youngblood [Review]

Il existe des albums qui vous filent la banane dès la première écoute, en sachant appuyer là où ca fait du bien, vous soignant ainsi les orifices auditifs à grands coups de riffs inspirés et aiguisés… Si ces quelques mots d’introduction vous ont d’ores et déjà fait saliver, inutile de lire la suite. Courez plutôt chez votre disquaire le plus proche dépenser une vingtaine d’euros pour acquérir le nouvel album d’Audrey Horne, intitulé (fort judicieusement) Youngblood, tant il appartient bel et bien à cette catégorie bananifère évoquée plus haut.

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The Gathering : Disclosure [Review]

Depuis maintenant deux décennies The Gathering n’a de cesse de nous surprendre tout en nous brossant (le plus souvent) dans le sens du poil. Le groupe a en effet pour habitude de nous offrir de fascinants voyages musicaux à la fois synonymes de qualité et de remise en question.

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Susanne Sundfør : The Silicone Veil [Review]

On peut dire que j’attendais cet album avec impatience. Suite à la magnifique claque infligée par The Brothel il y a exactement deux ans, je ne demandais pas mieux que de tendre l’autre joue… et après une semaine d’écoute intensive, me voici  arrivé à cette étrange conclusion: ca fait encore plus mal la seconde fois.

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Anathema : Weather Systems [Review]

Seulement un an et demi après le fabuleux We’re Here Because We’re Here s’apprête à débarquer Weather Systems, onzième album studio d’Anathema. Alors qu’il avait fallu attendre presque 10 ans pour trouver un successeur à A Natural Disaster, on ne peut donc que se réjouir des nouveaux penchants stakhanovistes des Liverpudliens.

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Machine Head : Unto The Locust (review)

Chaque année, il y a un ou deux albums qui me marquent profondément. Le genre qui te fait réaliser pourquoi tu es fan de métal, pourquoi tu n’y réfléchis pas à deux fois quand il faut aligner 140€ (sans compter le transport, la bouffe et le merchandising) pour aller passer 3 jours et 3 nuits avec de gros barbus en veste à patchs, … Et bien cette année, Unto the Locust, le nouvel album de Machine Head, est de ceux là.

Une bonne semaine qu’il tourne en boucle chez moi, sur le PC ou dans l’iPhone. Une grosse quinzaine d’écoutes sans la moindre lassitude, et il y en aura bien d’autres soyez en certains ! Et quand je vois que Metal Hammer UK lui a attribué ni plus ni moins qu’un 10/10, il serait bien stupide de faire le difficile.

I Am Hell” ouvre l’album de manière magistrale en enchainant tout ce qui se fait de meilleur dans le métal depuis ces 20 dernières années. Riffs heavy, speed, solis tout en intensité, refrain entêtant… Quel frisson ! Et que dire de “Darkness Within“, le morceau le plus soft de l’album (sur l’édition standard du moins) ? Une merveille. Une sublime montée en puissance qui nous amène progressivement à son climax, un riff puissant dans la plus pure tradition Machine Head façon Burn My Eyes / The More Things Change.

Le reste navigue entre ces deux titres et s’avère d’aussi bonne facture. Tout de même, si je dois mettre un bémol, je dirai simplement que je ne suis pas fan du refrain de “This is the end“, bien trop dans la veine de ce que produisent beaucoup de groupes prépubères actuels à mon goût. Mais sinon, wouaw. Juste wouaw.

Bref, vous l’aurez compris, Unto the Locust est à mes yeux un véritable must have en cette rentrée pourtant extrêmement chargée.

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Pain of Salvation : Road Salt Two [Review]

Le Premier volet du double concept cher à la DDE avait divisé l’opinion. Ses tonalités plus brutes et ouvertement 70’s avaient enthousiasmé bon nombre d’auditeurs, mais aussi décontenancé, voire décu une partie des amoureux de Pain of Salvation. Quid de Road Salt Two, petit frère couleur ébène débarquant dans les bacs un peu plus d’un an aprés son ainé ?

Autant annoncer d’entrée la couleur, si vous avez aimé Road Salt One, courrez l’acheter vous allez adorer… et si vous avez détesté la première partie me dites-vous ? Eh bien vous devriez vraiment redonner une seconde chance au groupe tant ce nouvel opus est assez clairement supérieur à son ainé. A la fois plus homogène (ce défaut d’unité était sans doute le principal défaut de Road Salt One), plus riche et plus inspiré, Road Salt Two séduit dès les premières notes du très classieux et “Beatlesien” “Road Salt Theme” avant poursuivre le chemin tracé par l’abum précédent avec un “Soflty she cries” au délicieux refrain. A peine plus de 5 minutes et le décor est déjà planté.

D’un point de vue général (textes, atmosphère…) autant que musical, ce disque pourrait être présenté comme une sorte de Remedy Lane (même si certains penseront probablement à BE ou Scarsick selon les titres) à la sauce Road Salt : les mélodies et les harmonies vocales sont souvent géniales (“To the shoreline”, “1979“, “The Deeper Cut”, “The Physics of Gridlock”, “Through the distance“…), l’impact émotionnel est indéniable et l’ombre alterne fréquemment avec la lumière pour offrir des moments aussi intenses que contrastés.

Ceux qui avaient affiché une large banane faciale à l’écoute de “Disco Queen” (Scarsick) vont être ravis de retrouver un peu d’humour sur cet album… Sans gâcher la surprise, je peux d’ores et déjà vous annoncer que les dernières secondes de “Break darling break” vont certainement vous dérider et vous rappeler votre année de CM2.

Côté perles, Road Salt Two surclasse également son prédécesseur : qu’il s’agisse du très dynamique “The Deeper Cut” accompagné par une batterie monstrueuse servie par notre Léo Margarit national (et que dire de la fin de “Eleven” ? Miamesque), ou encore du non moins impressionnant et terriblement accrocheur “To the shoreline” (dont la délicieuse mélodie rappelle immanquablement l’oeuvre d’Enio Morricone), en passant par les délicats “Healing now” (digne d’Eddie Vedder au meilleur de sa forme) ou “Through the distance”, rien ou presque n’est à jeter. Et même si l’album aurait sans doute été encore meilleur avec un “Gone” en lieu et place de “Mortar Grind” (en tout cas à mes yeux héhé…), le tout passe à une vitesse folle, ce qui est toujours (très) bon signe.

Reste ce son de guitare assez spécial qui ne plaira pas à tous (mais qui passe au final assez bien… nos oreilles ayant été préparées par Road Salt One), ou encore cette “boîte à rythme” par vraiment nécessaire sur l’excellent “1979”… mais rien de bien grave en soi ! Quant au sympathique passage dans la langue de Molière, Daniel aurait peut-être dû laisser Léo s’en charger, l’accent de Limoux étant selon moi un peu plus classieux que celui de Daniel Iglesisas :P

Au final, un seul mot : Foncez ! Un des grands albums de 2011. Et un nouvel indispensable dans la discographie de Pain of Salvation.

9/10

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Jumping Jack et 20 Seconds Falling Man @ Bressuire (02/10/10)

C’est en tant que potes des organisateurs que nous sommes allés à Bressuire voir ce concert de soutien à l’asso 6 (huhuhu) dans la petite salle de l’Emeraude à Bressuire (79). Initialement, un quatrième groupe était prévu au programme, mais seuls 3 groupes joueront finalement.

La soirée commence donc avec le groupe Hang On To Yourself mais je vous avouerai que je n’ai pas retenu grand chose, je venais surtout pour les 20SFM et Jumping Jack.

20 Secondes Falling Man

Alors attaquons tout de suite avec le second groupe, les nantais de 20 Seconds Falling Man (20SFM), le groupe de Greg, alias Gru, ancien bassiste d’Ultra Vomit et accessoirement excellent guitariste aussi ! Nous sommes ici dans du post hardcore dont les influences vont de The Dillinger Escape Plan à Impure Wilhelmina (dont ils ont assuré la première partie à Nantes en mai dernier) en passant par The Mars Volta. Le groupe est très efficace sur scène, Gru en tête, bougeant dans tous les sens, mais ces comparses ne sont pas en reste. Arnaud au chant assure vraiment bien, et il finit par descendre chanter directement dans la fosse au milieu des spectateurs en pleine forme (voire plus, je soupçonne certains d’avoir consommé des substances que je qualifierais d’illicites :p). Le public est d’ailleurs relativement nombreux (60 personnes à la louche) mais l’avant de la fosse est occupée par des p’tits jeunes qui semblent à peine sortis du collège pour certains, il faut avouer que c’est assez étrange. Les 20SFM ont dû jouer près d’une heure, et je me dis à la fin de leur show qu’ils progressent décidément à chaque concert ! A revoir vite !

Jumping Jack

Entrent en scène alors les Jumping Jack et leur stoner rock ultra efficace. D’entrée, le titre “Blues Reject” nous met à terre. Le gros son des JJ n’est plus une surprise mais ça reste toujours impressionnant. Manu à la basse toujours aussi concentré, Chris énormissime derrière ses fûts et Julian toujours en grande forme avec sa guitare et son micro. Quelle voix d’ailleurs ! Ca sent la sueur et le whisky tout ça ! Le groupe passe en revue une bonne partie (voire même l’intégralité) de son EP Cows and Whisky et beaucoup de titres à venir sur leur premier album (en cours d’enregistrement) sont également joués. La bonne humeur est inhérente à un concert de JJ et la fosse bouge forcément beaucoup. Nous avons même le droit à plusieurs minis Walls of Death (minis car on sent bien que le jeune public n’en a pas fait des masses par le passé et a du mal à les lancer :p). Finalement, après une bonne heure et quart de show, et quelques descentes de Julian dans le public, le concert se termine par le titre “Cows and Whisky” et l’envahissement de la scène par le public. Décidément, ils sont terriblement efficaces sur scène, et j’ai déjà hâte de les revoir sur Nantes ou ailleurs (ils jouent d’ailleurs à Caen prochainement, et je pense que le public parisien aura bientôt l’occasion d’entendre plus parler de ce groupe qui monte !).

Bientôt, les photos du concert sur concerts-photos.com :)

La prochaine fois, je vous raconterai les concerts de Klone à Nantes le 9 octobre, et j’enchaînerai avec Anathema et Anneke à l’Elysée Montmartre le lendemain. Stay tuned on ITP !


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